Titres-restaurant et prolongation du plafond journalier de 38€

Titres-restaurant : 60% des restaurateurs souhaitent que le gouvernement prolonge le plafond journalier de 38€

Alors qu’une décision gouvernementale sur une éventuelle prolongation du plafond journalier de 38€ d’utilisation de titres-restaurant après la date du 28 février est attendue, les résultats de la dernière étude Viavoice pour Worklife montrent qu’une majorité (60%) souhaite une prolongation de cette mesure. Cependant, l’accueil reste mitigé puisque 4 restaurateurs sur 10 tout de même ne souhaitent pas la pérennisation de ce dispositif. Pour cause, les commissions sur les titres-restaurant prélevées par les émetteurs, considérées trop élevées pour la quasi-totalité des professionnels interrogés (97%).

Le paradoxe d’une mesure censée soutenir la profession

Le 10 juin 2020, le gouvernement rehaussait le plafond d’utilisation journalier des titres-restaurants de 19€ à 38€ pour soutenir les restaurateurs. Un peu moins de deux ans plus tard, les retours de la profession sont mitigés : 53% des restaurateurs disent qu’il s’agit d’une bonne mesure, 22% d’une mesure insuffisante et 25% d’une mauvaise mesure. Surtout, ils sont près de 40% à ne pas vouloir sa pérennisation. L’enquête Viavoice pour Worklife sur un échantillon de 1053 restaurateurs donne des éléments de réponse à cet accueil mitigé.

En réalité, ce n’est pas la mesure du gouvernement qui est remise en cause, mais bien le système actuel de commissionnement pratiqué par les principaux émetteurs de titres-restaurant : 78% des restaurateurs qui jugent la mesure inadaptée expliquent cela par le manque de rentabilité lié à ce mode de paiement et 70% considèrent que le dispositif bénéficie aux émetteurs de titres-restaurant.

Les restaurateurs sévères sur les émetteurs de titres-restaurant

Alors que plus de 4,5 millions de Français utilisent des titres-restaurants chaque jour, la plupart d’entre eux ignorent le fait que cet avantage n’est pas sans conséquence négative pour les restaurateurs. En effet, les commissions prélevées à chaque transaction par les principaux émetteurs, jusqu’à 10 fois supérieures à celles d’une carte bancaire, sont jugées “abusives”. Malgré cela, 86% des restaurateurs affiliés à la Commission Nationale des Titres-Restaurant (CNTR) acceptent l’ensemble des titres-restaurant présents sur le marché. L’affiliation aux titres-restaurant est perçue comme une nécessité contrainte pour fidéliser la clientèle (48% des répondants).

Les critiques des restaurateurs envers les émetteurs de titres se déploient sur trois niveaux :

  • Les commissions prélevées par les émetteurs sont perçues comme trop élevées pour la quasi-totalité d’entre eux.
  • Un manque de transparence de la part des émetteurs pour 61 % des restaurateurs interrogés.
  • Les paiements aux moyens de titres-restaurant ne sont pas rentables pour plus des trois-quarts des interrogés.

“Désolé, on ne les prend plus”

Face aux taux élevés des commissions, de plus en plus de restaurateurs refusent d’accepter les titres-restaurant. C’est la principale raison pour laquelle certains établissements, pourtant affiliés à la CNTR, n’acceptent pas ce moyen de paiement (plus des trois-quarts des répondants qui n’acceptent pas les titres-restaurants citent cette raison). Et ce chiffre risque encore d’augmenter : “Nous ne les acceptons plus car les commissions sont beaucoup trop élevées, c’est du vol et ce n’est pas à nous, restaurateurs, de payer !”, “Les commissions sont folles ! J’ai l’impression de me faire voler !”, “Commissions abusives et pas adapté aux petites structures”, « Je les acceptais tous avant mais je me suis rendu compte que les frais sont trop importants« .

L’étude révèle par conséquent que les émetteurs sont d’abord choisis sur la base de critères matériels (montant des commissions prélevées – 67%, délais de remboursement – 47%). Ainsi, l’accueil à un nouveau modèle de titres-restaurant sans commissions est très favorable : 77 % des restaurateurs interrogés sont d’accord de n’accepter que des titres-restaurant sans commission comme Worklife, premier et seul à ce jour émetteur de titres-restaurant sans commissions pour le restaurateur. Seuls les frais bancaires classiques comme pour toute carte bancaire d’entreprise sont à la charge des professionnels.

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