Claire et Michel de Locafé

“Nos clients connaissent maintenant une alternative juste aux titres restaurants à commissions”

Depuis ce mois de septembre, Claire et Michel, gérants du restaurant Locafé à Grenoble, ont décidé de n’accepter plus que les titres-restaurant Worklife. Claire nous explique les raisons de cette décision. Nous publions son témoignage sans aucune intervention éditoriale :


“Michel et moi sommes tous deux gérants de Locafé, un restaurant local, bio et végan à Grenoble. L’éthique est l’un des piliers sur lesquels repose notre offre. Les cinq produits provenant d’hors Union européenne portent tous un label certifiant un échange respectueux. Pour le reste, nous donnons priorité à l’agriculture bio iséroise, puis française. Nous privilégions les circuits courts pour nous assurer d’une juste rémunération.

Autrement dit, nous choisissons avec beaucoup de soins nos partenaires, à tous les niveaux. Travailler avec les principales entreprises émettrices de titres restaurant étaient l’un de nos plus grands regrets, car nous nous sentions forcés à travailler avec des entreprises condamnées en justice pour pratiques anticoncurrentielles. Nous continuions à accepter de travailler avec ces entreprises car nous comprenons que c’est un avantage fiscal non négligeable pour les entreprises qui les proposent à leurs employés et aussi pour les employés. Nous ne connaissions pas d’alternative, et c’était déterminant pour certains de nos clients de pouvoir payer avec.

L’autre raison pour laquelle nous nous sentions pris au piège, c’est les commissions abusives de ces entreprises. 5 à 6% pour les cartes et 7,7% pour les chèques, tous frais confondus, si nous considérons acceptable qu’ils nous payent 21 jours après avoir fait le dépôt (ce qui leur permet de continuer à investir notre argent pendant 20 jours supplémentaires). Sans parler du temps nécessaire pour préparer correctement les chèques restaurant sans avoir des frais supplémentaires car nous aurions oublié de tamponner, dater, enlever le coin ou autre.

Depuis que nous n’acceptons plus que les cartes WORKLIFE, nos ventes n’ont non seulement eu aucun impact, mais en plus, la plupart de nos clients ont eu une prise de conscience depuis que nous leur avons expliqué la raison pour laquelle nous avons arrêté d’accepter les titres restaurants à commissions, ce qui fait que sans faire plus de ventes, nous avons globalement augmenté nos bénéfices, et nos clients connaissent maintenant une alternative juste aux titres restaurants à commissions.”

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